Ses rues

Voici une brève historique des rues du quartier du Laveu, selon les rues et places reprises dans les statuts du comité de quartier.

Cette historique est reproduite avec l’aimable autorisation du Centre Multimédia Don Bosco, qui propose un travail historique très complet du Laveu sur son site internet.

Rue des wallons et place des wallons

Les liégeois d’un âge mûr peuvent se rappeler ce qu’était le quartier du laveu, il y a quelques siècles. Nul autre n’apparaissait aussi abandonné. Aucune rue digne de ce nom ne le traversait. Les rares sentiers qui le sillonnaient étaient tortueux, peu ou point pavés, bordés de haies presque partout. Leur étroitesse ne permettait l’accès à aucun véhicule. Il n’existait guère, en l’endroit, que des terres soit vagues soit livrées à la culture. En l’année 1865, plusieurs propriétaires offrirent à la Ville la cession gratuite de terrains. Dès le 2 mai 1873, la dénomination rue des Wallons fut donné.

Rue Henri Maus

On ne peut dire que cette voie est de création moderne. Elle existait depuis longtemps lorsque, le 7 août 1863, le Conseil communal détermina pour elle un plan d’alignement. C’est le 20 juillet 1903, qu’on vota un plan qui prolongeait la rue Henri Maus jusqu’à la rue de Tilleur sur douze mètres de largeur. Le 4 mai 1908, le plan fut modifié de façon à porter cette largeur à 20 mètres pour la partie entre la rue Chauve Souris et la rue de Tilleur. Cette section devait former la continuation directe du grand boulevard circulaire. Jusqu’en 1889, la rue fut connue sous le nom de Haut Laveu. C’est le 29 juillet de cette année là qu’elle reçut sa dénomination présente.

Rue du Laveu

Avant le 29 juillet 1889, la rue était dite Bas-Laveu tandis que la rue appelée actuellement rue Henri-Maus – une partie au moins – recevait le nom de Haut-Laveu. Pourquoi cette appellation Laveu ? D’après certains étymologistes “Laveu” serait la traduction wallonne du mot “lavoir”. En effet ceux-ci prétendaient que tout le quartier était surtout habité par des blanchisseuses. Une autre cause de l’appellation serait dû à l’existence d’une famille de notable, la famille des Lavoir.
Le peuple influencé par la langue wallonne prononçait “Laveu” et cette dernière forme a fini par l’emporter sur l’autre.

Rue des Eburons

Depuis 1865, plusieurs propriétaires de terrains situés un peu au delà du viaduc où s’arrête la rue du Laveu à droite avaient offert à la ville la cession gratuite des parcelles nécessaires à l’ouverture de nouvelles voies de communication. Plusieurs années plus tard, à travers les terrains Vanderzypen et de Favereau, fut terrassée et dénommée, le 2 mai 1873, la rue des Eburons, « la rue la plus rapprochée du chemin de fer ».

Rue de la Faille

De la rue des Wallons au boulevard Gustave Kleyer. Le terme “faille” est emprunté au vocabulaire des ingénieurs des mines. Il s’agit d’une fracture de l’écorce terrestre très souvent sujette à glissements. La faille dont il est question ici est connue depuis bien longtemps. Elle va de l’endroit sommé Horloz (rue actuelle de Saint Nicolas) à la rue Saint Laurent.

Rue Mueseler

La Société liégeoise des Maisons ouvrières a percé cette rue sur ses propres terrains vers 1876, en l’ouvrant sur dix mètres de largeur.  La Ville la baptisa le 2 février 1877.
En la nommant rue Mueseler, elle voulu rendre hommage à l’ inventeur de la lampe de sûreté qui porte son nom.

Rue Ambiorix

Elle commémore le rôle important joué par le chef des Eburons lors de l’héroïque  et vaine résistance des Gaulois face aux légions de Julius Caesar (en l’an 57 av JC). Ambiorix profita de la dispersion des Romains pour préparer un soulèvement général. Il attira les légions hors de leurs retranchements en leur faisant croire qu’une armée formidable de Germains avait franchi le Rhin. Les romains tombèrent dans le piège et subirent une défaite. Mais l’arrivée de Caesar en personne mit un terme à l’insurrection des Eburons. Par mesure de représailles, les Romains saccagèrent l’Eburonie et massacrèrent la population. Les quelques survivants furent pacifiés et évangélisés.

Rue Chauve-souris

Le tracé de cette artère est fort sinueux et c’est sous la forme d’un long escalier qu’elle coupe les rues Henri-Maus et Comhaire pour atteindre la rue du Laveu.  La Chauve-souris est un mamifère insectivore appréciant grottes et autres cavités sombres; on peut supposer que nos ancêtres furent impressionnés par ces curieuses bêtes qui hantaient les galeries de mines désaffectées.

Rue Hézelon

Jusqu’à la fusion des communes, cette artère porta le nom de la rue de l’Epargne. Elle fut créée en 1877 et son appellation faisait partie de la morale bien pensante ayant cours à cette époque. Cent ans plus tard, Liège se trouva à la tête de quatre rues de l’Epargne et ne retint que celle de Chênée. Hézelon était un chanoine liégeois, qui vécut au XIème siècle. Il abandonna la vie canoniale pour devenir moine à Cluny (Saone-et-Loire). Il édifia les plans de la nouvelle église (connue sous l’appellation de Cluny III) qui fut le plus grand édifice de la chrétienté jusqu’à la construction de Saint-Pierre à Rome.

Rue Comhaire

Rue Lambinon

Le 16 juillet 1875 décédait à Spa, un rentier de notre ville, Gustave-Nicolas-Marie Lambinon. Il légua à la Ville de Liège, la somme de 80 mille francs.   Les intérêts de cette somme étant partagés en bourses d’études ou de voyages et données à de jeunes Liégeois de naissance, peu favorisés et qui montreront des dispositions particulières pour les beaux-arts, les sciences ou la littérature. Il légua une seconde somme de 60 mille francs qui sera distribuée en capital et intérêts, dans le délai de vingt ans, en livrets de la Caisse d’Epargne, aux élèves des écoles communales qui seront jugés dignes de cette distinction par l’Administration de la Ville.  Le 21 avril 1876, fut voté un projet pour l’ouverture d’une série de voies entre le Laveu et le faubourg Saint-Gilles.  Le 2 février 1877, le Conseil nomma la voie rue Lambinon.

Rue Louis Boumal

Louis Boumal est né le 11 mai 1890 à Liège. Il fut docteur en Philosophie et Lettres et professeur de rhétorique à l’Athénée de Bouillon. Officier d’infanterie lors de la première guerre mondiale, il est mort pour la Patrie le 29 octobre 1918, à Saint-Michel-lez-Bruges. Un jardin sans soleuil est son principal et dernier recueil de poèmes, publié posthumément. Ses poèmes, écrits au front, expriment la mélancolie de l’éloignement forcé et le regret du bonheur abandonné au pays natal.

Rue Gustave Thiriart

C’est dans la boucle de la rue des Wallons que se situe la place Henri Simon où prend naissance la rue Gustave Thiriart. Cet écrivain wallon (1840-1906) est célèbre comme auteur de la pièce « Ine rivintche di galants ». Ce serait à la suite d’un pari avec des mais qu’il aurait rédigé cette œuvre. L’action se déroule pendant le carnaval et met en scène deux étudiants qui s’expriment en français ; leurs partenaires, gens du peuple, tentent de leur répondre en français également mais ils n’en sont pas vraiment capables. Leur sabir est source d’effets comiques. Gustave Thiriart fut le premier à utiliser ce procédé qui allait faire recette.

Rue Schmerling

Sa création, décidée par le Conseil communal, date du 21 avril 1876 et ratifiée par le Roi le 31 janvier 1877 mais une douzaine d’années plus tard elle n’était point réalisée. Dix ans avant la naissance de la rue, le Conseil l’avait baptisée Schmerling, du nom du savant qui s’est illustré par ses recherches sur les ossements fossiles.

Rue L. de Koninck

Cette rue commémore le nom d’un ancien professeur de notre université qui s’est illustré dans la science de la paléontologie animale, par ses importantes recherches sur la faune fossile du terrain carbonifère de Belgique.

Rue Jacob Makoy

Sa création résulte de l’adoption par le Conseil communal, le 23 avril 1869. La rue a été ouverte peu d’années plus tard, à travers les terrains Paque et Detombay, ainsi que la Société liégeoise pour l’achat des Maisons ouvrières. Le 2 mai 1873, elle recevait officiellement la dénomination rue Jacob Makoy, en l’honneur, d’un célèbre horticulteur liégeois, de la localité même.

Rue d’Omalius

L’ouverture de cette voie est la résultante d’un plan d’ensemble adopté au Conseil communal le 21 avril 1876, et ayant pour objet la création de diverses rues dans le quartier du Laveu. Dès le 11 juillet 1879 le Conseil communal lui donnait le nom d’Omalius, qui rappelle celui d’un savant géologue et paléontologiste liégeois (1782-1875).
A lui revient l’honneur de la première classification vraiment scientifique des divers étages dont le sol belge est composé, et souvent le célèbre André Dumont proclamait que c’est à lui qu’il devait sa science. Sa statue décore un des squares de Namur.

Place Henri Simon

Henri Simon (1856-1939) est l’un des meilleurs auteurs wallons. Son style est un modèle du genre. Ses oeuvres poétiques ont été rassemblées dans un recueil; “Il pas dè bon Diu” publié par Jean Haust en 1935. Ses pièces de théâtre font preuve de la même perfection; ainsi son chef-d’oeuvre ‘Il neûre poye” datant de 1893. La place date de 1928 et l’auteur a donc eu le bonheur de la connaître. Un escalier relie cette place à la rue du Laveu.

Rue de la Scorre

La rue de la Scorre relie la rue de Joie à la rue des Wallons par un escalier.