Son histoire
Il y a deux mille ans, notre quartier était recouvert d’une forêt inextricable comme toute la région environnante. Il était partie intégrante de la grande forêt d’Ardenne.
Il est probable qu’un petit chemin de crête passait sur le dessus de ce qui deviendra notre quartier (à peu près dans l’axe de l’actuel Bd Kleyer). Aucune fouille archéologique ne peut l’attester mais cette hypothèse semble hautement probable.
Dominant ce qui deviendra le Laveu, dans les alentours de St Gilles, il devait y avoir un autel en l’honneur de VULCAIN, un dieu laid, difforme mais en tous cas nous dit la mythologie, le plus industrieux des dieux de l’olympe. Dans les sacrifices qui lui étaient offerts, on avait l’habitude de faire consumer par le feu toute la victime.
Les poètes plaçaient la demeure ordinaire de Vulcain dans une des îles Eoliennes, couverte de rochers dont le sommet vomit des tourbillons de fumée et de flammes.
Pour en revenir à notre autel élevé en l’honneur de Vulcain, il faut dire que même si ce ne sont que des écrivains liégeois du XVIème siècle qui en signalaient l’existence, cela n’a rien d’impossible car le lieu lui même inspirait quelques frayeurs. Les hauteurs de notre quartier n’étaient pas, en effet, très hospitalières.
Les anciens craignaient les vents impétueux qui régnaient sur les sommets de St Gilles et les torrents qui de ces hauteurs se précipitaient sur la vallée pendant les orages. Gilles d’Orval (Moine de St Jacques) raconte vers 1050 que ce lieu était appelé “PUTEUS INFERNI”.
« Dicuntur etiam ab incolis fulgura et tempestates de codess loco ascendere. »
(Il est dit par les habitants que la foudre et les tempêtes montaient de ce lieu …)
On raconte que, fin du siècle dernier, les vieux liégeois parlaient pour ces hauteurs de
“IL TRÔ DEL PLEVE”
“IL TRO DES GRANDS INTS”
“IL MAUVA TRO”
La tradition populaire est souvent porteuse de messages intéressants, il ne faut pas la négliger.
Vous trouverez un historique du quartier sur cette page du Centre Multimédia Don Bosco.